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Hydrobiologiste


(code ROME : K2402)


Alerte ! Les poissons meurent dans la Seine, la couleur de l'eau glisse dangereusement vers le noirâtre, des algues envahissent un lac, des milliers de larves étranges d'insectes dans les rivières... Il faut appeler l'hydrobiologiste. C’est vous qui réalisez des études sur l’état biologique de tous les milieux aquatiques et l’évolution de leur écosystème.

Organiser les campagnes de recherche
Vous devez planifier et programmer les campagnes d’étude, en sélectionnant les objectifs prioritaires. Le métier d’hydrobiologiste est également accessible à un niveau technicien. Votre travail est alors de vous assurer, sous la houlette de l’ingénieur, de la bonne exécution du travail de recherche. Vous vous occupez de la mise en place des campagnes de recherche, de l’étalonnage du matériel, des prélèvements et des mesures. Vous avez également un travail de rédaction de rapports et éventuellement d’encadrement de stagiaires.

Gérer les protocoles et votre équipe avec une exigence de qualité
Les notions d'assurance qualité sont tout aussi essentielles dans la gestion des protocoles scientifiques d'analyse que dans la motivation et la coordination de votre équipe. La rigueur scientifique et le respect des protocoles d'échantillonnage et d'analyse vous conduit à mettre en place une certification qualité. Vous contrôlez le respect du plan d'assurance qualité au sein de votre service et mettez rapidement en place des actions correctives, tant au niveau des appareils et des protocoles d'analyses, que de votre équipe.

Analyser l’eau sur le terrain
Étudier l’état biologique de l’eau des rivières, des lacs, des sources…, et comprendre ce qui altère sa qualité : pollution, changement de température, modification de l’écosystème… Vous êtes donc souvent sur le terrain, où vous faîtes des prélèvements que vous analysez ensuite méthodiquement en laboratoire. Vous recherchez dans l’environnement immédiat du site étudié des indices qui vous aideront à dresser un état des lieux et à comprendre l’origine des dégradations observées. Vous procédez, par exemple, au prélèvement d’algues d’un lac et étudiez les effets des phosphates des lessives rejetés dans les égouts ou des nitrates d’origine agricole.

Informer, conseiller et argumenter
Une fois le bilan établi, vous apportez des recommandations pour améliorer la qualité de l’eau, réimplanter des espèces animales ou végétales, ou encore accroître les performances d’élevages piscicoles. Le métier exige une capacité de conviction importante dans la mesure où vous devez souvent aller défendre vos projets auprès des décideurs locaux. Une synthèse accessible et attractive, développant des arguments écologiques, juridiques ou socio-économiques, est nécessaire pour la prise en compte des enjeux des milieux aquatiques dans les démarches de politique de gestion (département, région, bassin...) ou dans les projets d’aménagements locaux (station d’épuration, gestion hydraulique, pratiques agricoles, etc.).

Actuellement, on compte en France moins de 500 hydrobiologistes. Un chiffre peu important mais les perspectives semblent réellement prometteuses. La fonction écologique de l’eau est aujourd’hui prise en compte aussi bien dans les programmes publics que les documents liés aux procédures d’autorisation. L’impact est donc bien réel en terme d’emplois puisque les bureaux d’études doivent se doter de capacités en hydrobiologie. Alors, jetez-vous à l’eau !